Le secteur de l’électricité et du gaz a, de tout temps, occupé une place prépondérante dans le contexte socio-économique national.
Ce rôle traditionnellement assuré par les sociétés du Groupe Sonelgaz, a été conforté par les dispositions de la loi 02/01 portant sur l’électricité et la distribution publique du gaz par canalisations.
Grâce à sa ressource humaine formée et qualifiée, le Groupe occupe une position privilégiée dans l’économie du pays en tant que responsable de l’approvisionnement de plus de 12 millions de clients en électricité et plus de 08 millions en gaz naturel.
Le parcours depuis Électricité et Gaz d’Algérie (EGA) à Sonelgaz est jalonné de faits historiques qui ont contribué à écrire l’histoire du pays. Les plus récents en date concernent l’avènement de la loi sur l’électricité et le transport du gaz par canalisations, en 2002, et les différents textes promulgués en aval, tel que l’amendement des statuts par décret présidentiel N° 11-212 en juin 2011 qui consacre la réorganisation de Sonelgaz en société Holding.
Au début du 20ème Siècle, le secteur de l’électricité, était constitué de concessions aux mains d'entreprises coloniales.
L’adoption de la loi N° 46-628 du 8 avril 1946 en France métropolitaine, instaurant la nationalisation des activités électriques et gazières, fut étendue à l’Algérie par la nationalisation des entreprises privées d’électricité et du gaz existantes à l’époque, consacrant la création de EGA (Electricité et Gaz d'Algérie) par décret N° 47-1002 du 5 juin 1947.
L’Algérie disposait alors d’un réseau électrique de faible capacité relevant d’un modèle économique colonial, destiné aux domaines agricoles coloniaux, à de petites industries, à l’éclairage, aux besoins domestiques, à quelques industries alimentaires (moulins, confiseries, semouleries) et industries diverses comme les industries extractives, les chemins de fer et les transports électrifiés (tramways).
En rupture avec l’héritage colonial et afin de répondre à des choix politiques et économiques, l’année 1969 consacra la dissolution d’EGA et sa substitution par la création de SONELGAZ (Société Nationale de l’Electricité et du Gaz), par ordonnance N° 69-59 du 28 Juillet 1969.
A la nouvelle entreprise, est confié le monopole de la Production, le Transport, la Distribution, l’importation et l’exportation de l’électricité, ainsi que celui de la distribution et de la vente de gaz naturel dans le pays.
De taille déjà respectable, Sonelgaz entamait une nouvelle ère avec un effectif de 6 000 agents pour desservir 700 000 clients avec un taux d’électrification de 40%, elle disposait de 626 MW de puissance électrique installée, alimentant 665 000 clients BT, 3.180 clients MT et 08 clients HT, ainsi que d’un réseau de transport gaz de 575 km et d’un réseau de distribution gaz de 1 590 km alimentant 168 032 foyers.
En 1983, quatorze ans après sa naissance, Sonelgaz opère une première restructuration. Elle donnera le jour à cinq filiales dédiées aux travaux spécialisés et à une entité de fabrication : KAHRIF (électrification rurale), KAHRAKIB (infrastructures et installations électriques), KANAGHAZ (réalisation des réseaux gaz), INERGA (Génie Civil), ETTERKIB (montage industriel), et AMC (fabrication des compteurs et appareils de mesure et de contrôle).
Le choix de ce modèle, (Maison-mère et Filiales), allait conféré à Sonelgaz de nouvelles capacités de déploiement et de gestion de ses projets.
Ce système d’organisation et de management a permis aux nouvelles sociétés de jouer un rôle prépondérant dans la réalisation des infrastructures électriques et gazières. Il devint alors le précurseur du mode actuel de fonctionnement : autonomie de gestion et réactivité dans un environnement dynamique constant.
Par le décret exécutif N° 95-280 du 17 septembre 1995, la Sonelgaz devient Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC), placée sous tutelle du Ministère chargé de l'Energie et des Mines. Dotée de la personnalité morale tout en jouissant de l'autonomie financière, elle est régie par les règles de droit public dans ses relations avec l’État et réputé commerçant dans ses rapports avec les tiers. Le même décret attribue à la Sonelgaz la mission de service public.
Par le Décret présidentiel n° 02-195 du 01 Juin 2002, Sonelgaz devient Société Algérienne de l'Electricité et du Gaz, une Société par Actions (SPA). Elle est régie par les dispositions de la loi relative à l'électricité et à la distribution du gaz par canalisations et par les dispositions du code de commerce. Ce statut lui donne la possibilité d'élargir ses activités à d'autres domaines relevant du secteur de l'énergie et aussi d'intervenir à l’international.
En 2004, Sonelgaz se hisse en tête de liste des investisseurs nationaux et s’impose comme un acteur incontournable du développement national avec en perspective : devenir un catalyseur d’investissements nationaux et étrangers dans le secteur national de l’énergie. En conséquence, elle adopte une organisation de Groupe industriel par la transformation en filiales de ses entités en charge des métiers de base : - Production d’Electricité (SPE), Transport d'Electricité (GRTE), Conduite du Système Electrique (OS), Transport du Gaz (GRTG), - Distribution de l'Electricité et du Gaz d'Alger (SDA), du Centre (SDC), de l’Est (SDE) et enfin de l'Ouest (SDO).
Entre 2007 et 2009, toujours dans un souci d’accentuer ses performances, Sonelgaz adopte une nouvelle organisation. Celle-ci aboutit à un Groupe comptant 33 filiales et 6 Sociétés en participation directe.
Avec l’ouverture de l’Institut de Formation en Electricité et Gaz (IFEG) en 2007, ainsi que la création des sociétés d’engineering, des systèmes d’information et de la gestion immobilière (CEEG, ELIT & SOPIEG) et l’intégration de la Société Rouiba Eclairage.
La dynamique d’investissement que le Groupe va connaitre concernera sans exception tous les métiers et toutes les zones géographiques du territoire National. Il parachève, ainsi, sa transformation en une Holding de sociétés déterminées à développer et renforcer ses infrastructures électriques et gazières.
Les énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire photovoltaïque, ont commencé à se développer en Algérie depuis deux décennies. Sonelgaz pionnière en la matière a déjà électrifié 18 villages éloignés du Grand Sud, entre 1998 et 2001, en y introduisant la filière Solaire. Soucieuse de contribuer à la préservation de l’Environnement en diminuant l’impact de l’émission des gaz à effet de serre de ses centrales fonctionnant aux combustibles fossiles, Sonelgaz a déjà réalisé un programme de développement des énergies renouvelables en réalisant une capacité de 343 MW en photovoltaïque sur des sites du Grand Sud et des Hauts Plateaux. Une autre forme d’énergie renouvelable, l’énergie éolienne, a été également développée ; une centrale éolienne de 10 MW a été réalisée à Kaberten dans la wilaya d’Adrar. Elle a, pour ce faire, créé la Société SKTM, en charge de l’exploitation des réseaux d’énergie électriques isolés du Grand Sud et des énergies renouvelables pour l’ensemble du territoire national.
En 2014, en partenariat avec Général Electric :
Création d’une société dénommée GEAT (General Electric Algeria Turbines), chargée de la réalisation et de l’exploitation d’un complexe industriel situé à Ain Yagout (wilaya de Batna) afin de produire en Algérie, des turbines à vapeur (TV), turbines à gaz (TG).
Emergence de quatre sociétés régionales, issues de la restructuration par scission de la Société de prévention et d’action en sécurité (SPAS), qui ont démarré effectivement leurs activités le 01 novembre 2014 :
- Shariket wikaya oua amn el mounchaat takaouia
(SWAT).
- Shariket amn el mounchaat takaouia (SAT).
- Shariket Amn oua riayat eel mounchaat takaouia
(SAR).
- Shariket el Amne wa el himaya (SAH).
En 2015, en partenariat avec Hyundai et Daewoo : création de la société dénommée HYENCO chargée de réaliser des prestations d’EPC (Engineering, Procurement and Construction) d’ouvrages énergétiques industriels.
2017 fut l’année d’une nouvelle organisation permettant d’améliorer davantage l’efficacité des sociétés du Groupe et de leur faire gagner en efficience à travers la mutualisation de leurs expériences propres et l’harmonisation de leur savoir-faire. Ainsi, le métier de la distribution relève, désormais, d’une seule entité dénommée Société Algérienne de Distribution de l’Electricité et du Gaz (SDC). La SDC est le résultat de la fusion - absorption des sociétés SDC, SDE, SDO et le rattachement de la SDA en tant que filiale.
En juin 2019, s’inscrivant dans le cadre de la poursuite du processus de mise en vigueur de la nouvelle organisation de la Société, il a été procédé à l’absorption de la Société de Distribution de l’Electricité et du Gaz d’Alger devenue Région de Distribution d’Alger.
Le nouveau plan stratégique 2035, est porteur d’ambitions pour le Groupe. En effet, la stratégie recentre les missions de Sonelgaz sur son rôle d’énergéticien qui a pour principale raison d’être de fournir une énergie fiable et responsable, assurer un service public de qualité et contribuer au bien-être des clients et au développement durable.
Afin de permettre la mise en œuvre de ce plan stratégique, une nouvelle organisation a été mise en place sur deux niveaux. Porteuse des jalons du plan stratégique, elle est concrétisée par :
La création, au sein du Groupe, de deux (02) holdings détenus à 100% par la holding mère Sonelgaz :
- Une holding Engineering et Construction
- Une holding Industries
La transformation des pôles d’activités en directions exécutives auxquelles ont été rattachées, fonctionnellement, les sociétés du Groupe Sonelgaz regroupées par métier et activité ;
La création de sociétés mixtes avec des opérateurs internationaux d’envergure, à savoir :
- «Vijai Electricals Algérie» ;
- «Boilers Handassa Industrie Algérie»
(BHI Algérie);
- «SEDIVER Algérie».
Cette période est marquée par le parachèvement du processus de restructuration organique du Groupe Sonelgaz qui vise à recentrer les activités du Groupe sur ses métiers de base tels que définis par la Loi n°02-01 du 5 février 2002, relative à l’électricité et à la distribution du gaz par canalisations.
En effet, en application des orientations des pouvoirs publics, consistant notamment à rechercher une plus grande efficience dans l’organisation du Groupe, son management et sa gouvernance, d’une part et à réduire ses charges et maitriser ses coûts, d’autre part, la réflexion continue portant sur la mise en œuvre de ces orientations a abouti à la réappropriation de l’identité visuelle de Sonelgaz par ses filiales métier et une réduction drastique du nombre de sociétés filiales qui est passé de 26 en décembre 2021 à 12 sociétés à fin 2023. La démarche adoptée a permis principalement :
L’émergence de deux (02) sociétés filiales orientées Services et Industries, en l’occurrence Sonelgaz-Services et SAIEG dont l’apport permet au Groupe de renforcer sa contribution à la politique d’intégration nationale ;