Du temps de l’E.G.A, peu d’efforts a été fourni en direction de la majorité de la population algérienne vivant dans les campagnes et même celle des villes. C’est ainsi que, de 1947 à 1961, l’électrification rurale n’a concerné que 450 centres ruraux et un millier de fermes de colons.
Reprise en 1965, l’activité électrification a été modeste jusqu’en 1969 et ce vu la faiblesse des moyens de réalisation. Ce n’est qu’à partir de 1970 que l’électrification a connu son véritable essor.
En effet, dès le milieu des années 70, l’Algérie s’est engagée dans un ambitieux plan national d’électrification qui a pour objectif l’amélioration des conditions de vie des populations des campagnes tout en assurant un développement harmonieux de l’espace rural.
Un recensement général des centres non électrifiés a été effectué, avec estimation physique et financière des travaux à réaliser. 31 wilayas du territoire national allaient être touchées par ce programme adopté par le gouvernement. Un million deux cents cinquante mille (1 250 000) foyers regroupés en 13 662 villages ont été alimentés en électricité grâce à ce plan.
Outre le confort de disposer, à tout moment, de l’électricité à usage domestique, l’électrification rurale a permis de réduire l’exode rural par la fixation des populations, de mettre en valeur les terres agricoles par le pompages de l’eau, de conserver des médicaments dans les centres de soins ruraux, de développer les services et les petites métiers et d’accéder à la culture et à l’information à travers la radio et la télévision etc…
La concrétisation de ce projet a permis de hisser le taux d’électrification à 96% en 1996, jusqu’à atteindre les 98% actuellement alors qu’il avoisinait les 34% en 1970.
L’expérience forgée au cours de ces trois décennies d’électrification rurale confère à Sonelgaz un savoir indéniable dans le domaine des études, de la programmation et de la réalisation et lui a permis de disposer d’un personnel compétent dans la conduite et l’ingénierie de projets.