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M.Mettai Abdelkader, PDG SDC au quotidien "La Tribune"
Le 09/04/2008
Cet entretien a été publié le 7 avril 2008 dans le quotidien La Tribune. Il y aborde les différentes questions liées au phénomène de vol de câbles. Entretien avec M. METTAI Abdelkader Président Directeur Général Sonelgaz Distribution Centre (SDC), à propos du vol des câbles électriques L'étendue du vol de câble est nationale : « Plus de 300 millions de Dinars de pertes en matériels »

Cet entretien a été publié aujourd'hui 7 avril 2008 dans le quotidien La Tribune. Il y aborde les différentes questions liées au phénomène de vol de cacirc;bles.

Entretien avec M. METTAI Abdelkader

Président Directeur Général Sonelgaz Distribution Centre (SDC), à propos du vol des cacirc;bles électriques

L'étendue du vol de cacirc;ble est nationale:

laquo;Plus de 300 millions de Dinars de pertes en matérielsraquo;

Le vol de cacirc;bles électriques s'est étendu à l'ensemble du territoire national, engendrant des pertes énormes à la société Sonelgaz M. Mettai Abdelkader, P-DG de Sonelgaz distribution centre, est revenu, dans cet entretien u'il nous a accordé, sur la réalité de ce phénomène, les conséquences qu'in entraicirc;ne sur cette entreprise aussi bien en terme de sécurité du réseau qu'en terme de pertes financières.

M. Mettai est aussi revenu sur les mesures prises par société pour mettre un terme à ce problème.

1- Le vol des cacirc;bles électriques est devenu, ces dernières années, une activité très lucrative pour ses auteurs. Qu'elle est, selon vous, la réalité de ce phénomène?

Le vol de matériels électriques a commencé tout au début à toucher d'abord les déchets (matériel déposé). Ce vol s'est étendu par la suite aux réseaux électriques des zones abandonnées à la suite des problèmes de terrorisme. L'appétit venant en mangeant, le phénomène s'est étendu maintenant même aux réseaux sous tension y compris les équipements des postes Moyenne Tension - Basse Tension et les disjoncteurs Moyenne Tension. Plusieurs individus sont électrocutés en intervenant sur les lignes aériennes en fonctionnement. Les plus chanceux, ceux qui n'ont pas subi encore de décharges électriques, sont entrain d'acquérir une expérience au point ougrave; l'on assiste aujourd'hui à des démontages de tableaux Basse Tension, de disjoncteurs Moyenne Tension, dignes de professionnels aguerris. Les vols ont été enregistrés à travers tout le territoire national. Ceci montre que le phénomène n'est pas isolé ni même limité à une région donnée. Il dure également dans le temps puisqu'il est observé depuis plus de 10 ans malgré les arrestations et les condamnations nombreuses prononcées par la justice à l'encontre des voleurs arrêtés. Cette pratique qui dure et qui emploie beaucoup de monde a permis à ceux qui profitent d'elle de tisser des réseaux de collecte et de stockage à l'abris des curieux, au point de déjouer les efforts des services de sécurité qui n'arrivent pas à ce jour à éliminer définitivement ce problème. La hausse des prix du cuivre, de l'aluminium et de l'acier encourage certainement les voleurs à persévérer dans leur tacirc;che et fait durer le phénomène.

2-Qu'elles sont, concrètement, les conséquences de tels agissements sur le Groupe Sonelgaz? Et surtout sur la sécurité du réseau électrique?

L'électricité ne peut être distribuée qu'à l'aide des réseaux de lignes aériennes et souterraines qui meublent pratiquement tout le paysage algérien. Cette répartition des équipements dans l'espace les rend vulnérables car ne pouvant pas être gardiennés simultanément. La disparition d'une partie d'une ligne ou une partie des conducteurs d'une ligne électrique occasionne une interruption immédiate de la fourniture de l'énergie électrique. Le manque à gagner enregistré par la collectivité se chiffre selon le cas par dizaines de millions de dinars car toutes les activités socio-économiques sont paralysées.

Pour le Groupe Sonelgaz, le manque à gagner est également très important et se caractérise par des Kilowattheures (kWh) non vendus et des réseaux détruits qu'il faut bien entendu rétablir très vite.

3- Pourriez-vous nous avancer un bilan chiffré sur ces vols et sur les pertes financières subies par le Groupe Sonelgaz ?

Durant l'année 2007, les quatre filiales du Groupe Sonelgaz ont enregistré environ 285 kilomètres linéaires de cacirc;bles (conducteurs) volés. Ils sont répartis comme suit: 108 km pour Sonelgaz Distribution centre (SDC), 120 kM pour Sonelgaz Distribution Ouest (SDO), 24 kM pour Sonelgaz Distribution d'Alger, 33 Km pour Sonelgaz Distribution Est (SDE).

Par ailleurs, une douzaine de tableaux Baisse Tension ont été démontés et volés de l'intérieur des postes de transformation; ce qui a amené les exploitants à les souder pour rendre l'opération de démontage plus difficile. A ce manque à gagner s'ajoute la mobilisation de moyens humains et matériels qui auraient pu être employés à d'autres tacirc;ches que de refaire des réseaux volés.

Entre les quatre filiales du Groupe, il est à déplorer plus de 300 millions de dinars de pertes en matériel uniquement. Ce qui équivaut à 0,3% du chiffre d'affaires du Groupe Sonelgaz.

La crainte aujourd'hui est de voir les voleurs passer à d'autres étages de tension après avoir déjà opéré sur la Basse Tension, la 10kV et la 30kV.

4- Qu'elles sont les mesures prises par le Groupe Sonelgaz pour lutter contre ce phénomène ?

Devant ces pratiques, le Groupe Sonelgaz a toujours eu recours à la justice et des plaintes sont systématiquement déposées à chaque fois qu'un vol est enregistré.

Sur le plan technique, le remplacement du cuivre par de l'aluminium sur les réseaux Basse Tension a quelque peu réduit le nombre de vols.

Cependant avec l'envolée du prix de ce métal, ce dernier est devenu également convoité. Quelques artifices sont mis en place par les exploitants tels que la soudure des tableaux Basse Tension et le renforcement du gardiennage des équipements stratégiques pour réduire le phénomène.

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